Le somptueux ovale qu’arbore ton visage, rend tes lèvres comparables à celle d’une carpe qui sort la tête hors de l’eau, tes yeux à de douces amendes légèrement passées au feu qui éprouve l’or, ton magnifique nez, savamment dessiné à un langoureux cornet de glaces pour bébé.

Inutile de répéter ici comment j’aime à glisser mes doigts dans tes cheveux, défrisés, attachés en queue de cheval, suffisamment longs pour être amoureusement posés sur ton épaule gauche. Inutile de dire ici, aux yeux de ces lecteurs, combien j’aime à me mirer dans l’éclat de ta peau, couleur d’argile mal cuite. Non, je ne dirai pas ici, ces sentiments qui m’animent lorsque, mon nez parcourt l’initiatique trajet qui passe par ton cou, m’enivrant des doux effluves qui émanent de toi.

Crédit Photos : Iwaria >>> https://iwaria.com

Tu n’as jamais compris pourquoi je souris à chaque fois que je te regarde avancer. Ce sourire est tout sauf moqueur et narquois. D’ailleurs qui pourra arborer un dédaigneux rictus, lorsqu’il voit son bonheur s’avancer vers lui ? Tu n’as jamais compris pourquoi je bombe le torse à chaque fois que je marche à tes côtés. C’est d’abord pour emplir mes poumons de l’élément Air, afin de me convaincre de la réalité de ma joie, ensuite pour exhaler la fierté que peut arborer toute personne qui a le mérite de marcher à tes côtés, enfin pour t’assurer que je te défendrais contre tout ce qui pourra te faire peur…

La luminosité de l’écran de mon ordinateur a cessé d’endolorir mes nerfs optiques depuis le jour où j’y ai mis ton image en fond d’écran. Cela me permet de m’évader un tant soi peu du stress quotidien du travail, mais cela me rappelle également combien je dois vaillamment me battre sur le ring du combat de la vie, afin de prendre soin de toi, et des magnifiques enfants que tu me feras.

L’écran d’accueil de mon téléphone est un magnifique décor majestueusement occupé par ta candeur, afin de caresser ton visage à chaque fois que j’exécute le schéma de déverrouillage. Non je ne me contente plus de dire « je vais chez UNE liane ou chez une mimbale » ! Non ! A présent, ils savent qu’à chaque fois que je suis avec toi, je suis avec LA liane, LA mimbale.

(…)

Qui veut bien prendre la suite?